Homosexualité et psychanalyse : histoire et évolution, de la pathologisation à la dépathologisation

Comment la psychanalyse a-t-elle pensé l’homosexualité au fil de son histoire ? De Freud aux controverses du XXe siècle, des recherches d’Evelyn Hooker aux positions contemporaines... : retour sur une histoire où se croisent théories psychiques, normes sociales, luttes politiques et évolution des connaissances scientifiques.
Pendant longtemps l’homosexualité a été considérée comme une anomalie, un trouble du développement ou une manifestation de la maladie mentale. La médecine, la psychiatrie et certains courants psychanalytiques ont contribué à diffuser ces conceptions, parfois au nom de la science, parfois en reprenant les normes morales de leur époque.
Pourtant, cette histoire n’est pas celle d’une discipline qui aurait toujours parlé d’une seule voix. Dès les premières décennies de la psychanalyse, des positions divergentes coexistent ; Sigmund Freud remet en question certaines frontières entre sexualité normale et pathologique, tandis que plusieurs psychanalystes de l’après-guerre élaborent des théories qui font de l’homosexualité le signe d’un développement psychique défaillant.
Comment comprendre ces contradictions ? Et comment en est-on arrivé à reconnaître que l’orientation homosexuelle ne constitue pas, en elle-même, un trouble psychique ?
Avant Freud : quand la médecine classe l’homosexualité parmi les pathologies
Au XIXe siècle, les médecins européens cherchent à classer les comportements sexuels selon des catégories médicales et les pratiques qui s’écartent de la sexualité conjugale et reproductive sont progressivement décrites en termes d’anomalies, de perversions ou de dégénérescence.
Ainsi en 1886 le psychiatre austro-allemand Richard von Krafft-Ebing publie "Psychopathia Sexualis", ouvrage majeur dans l’histoire de la sexologie. Il y inscrit différentes pratiques sexuelles dans une classification psychopathologique. L’homosexualité y est notamment pensée à travers le modèle de la dégénérescence, caractéristique de certaines conceptions médicales de cette époque.
Cette médicalisation constitue une étape importante : un comportement jusque-là interprété principalement à travers des cadres religieux, juridiques et moraux devient également l’objet d’un discours médical prétendant en déterminer les causes et la normalité.
Il serait toutefois réducteur de présenter le XIXe siècle comme une période intellectuellement uniforme : des voix s’opposent déjà à cette pathologisation. Le médecin et sexologue Magnus Hirschfeld par exemple, défend au début du XXe siècle une approche plus favorable aux personnes homosexuelles.
La psychanalyse apparaît donc dans un contexte où l’homosexualité est déjà l’objet de controverses scientifiques et sociales. Elle ne crée pas cette pathologisation, mais elle va contribuer à la transformer, parfois à la contester, parfois à la prolonger.
Freud : une remise en question de la norme, mais une pensée encore ambivalente
La position de Sigmund Freud est essentielle pour comprendre les débats ultérieurs. Elle est également plus complexe qu’une opposition simple entre un Freud progressiste et des successeurs conservateurs.
Une conception élargie de la sexualité
Dans les "Trois essais sur la théorie sexuelle", publiés en 1905 puis remaniés à plusieurs reprises, Freud conteste l’idée selon laquelle la sexualité humaine serait naturellement organisée autour d’un objet unique et d’une finalité reproductive évidente. Il accorde une place centrale à la sexualité infantile, aux pulsions, aux identifications, à la diversité des trajectoires psychiques...
Sa réflexion sur la bisexualité psychique participe de cette remise en question : elle désigne, dans son cadre théorique, une disposition complexe de la sexualité humaine, et non une identité bisexuelle au sens contemporain.
Cette conception va fragiliser l’idée d’une frontière absolue entre une sexualité naturellement normale et toutes les autres formes de désir.
"Ce n’est pas une maladie"
Une lettre adressée le 9 avril 1935 à la mère d’un homme homosexuel constitue un document particulièrement éclairant. Freud y écrit, en anglais, que l’homosexualité ne peut être classée comme une maladie et qu’elle représente une variation de la fonction sexuelle.
Il ajoute que plusieurs personnes remarquables de l’Antiquité comme de l’époque moderne ont été homosexuelles. Cette lettre est conservée et reproduite par le Freud Museum de Londres.
Freud refuse également de promettre qu’un traitement psychanalytique transformera nécessairement un homme homosexuel en homme hétérosexuel : il distingue ainsi le travail analytique d’une entreprise visant à imposer une orientation sexuelle déterminée.
Cette position est importante dans son contexte historique. Elle ne signifie toutefois pas que Freud se soit entièrement affranchi des normes de son époque.
Une pensée qui conserve des hiérarchies
Freud continue d’interpréter certaines trajectoires homosexuelles à travers des hypothèses développementales : identifications infantiles, choix d’objet, narcissisme ou configurations particulières des relations parentales. Dans certains textes, son vocabulaire et ses modèles peuvent suggérer une maturation sexuelle inachevée ou une orientation moins souhaitable.
Il faut donc tenir ensemble deux aspects de son œuvre : Freud conteste explicitement l’assimilation systématique de l’homosexualité à une maladie, mais il continue à chercher à en expliquer l’origine dans le cadre d’une théorie du développement psychosexuel qui accorde une place privilégiée à certaines configurations.
La recherche historique montre d’ailleurs que les premiers psychanalystes eux-mêmes ne partageaient pas tous ses orientations théoriques, certains demeuraient attachés à l’idée d’une guérison possible ou à la supériorité de la norme hétérosexuelle.
La position freudienne constitue ainsi une rupture importante avec certaines conceptions médicales de son temps, sans représenter pour autant une théorie contemporaine de la diversité sexuelle.
Après Freud : psychanalyse et homosexualité, quand certaines théories pathologisaient l’orientation sexuelle
Au milieu du XXe siècle plusieurs courants psychanalytiques développent des interprétations de l’homosexualité qui l’associent à un trouble du développement psychique.
Il ne s’agit pas d’une évolution uniforme de toute la psychanalyse. Les écoles, les pays et les auteurs divergent. Néanmoins, certains modèles acquièrent une influence considérable, notamment aux États-Unis.
Irving Bieber et Charles Socarides : l’homosexualité comme développement défaillant
En 1962 Irving Bieber et plusieurs collaborateurs publient "Homosexuality: A Psychoanalytic Study of Male Homosexuals". L’ouvrage défend une explication de l’homosexualité masculine fondée notamment sur certaines configurations familiales, avec une mère décrite comme dominante ou intrusive et un père distant ou insuffisamment impliqué.
Charles Socarides défend, quant à lui, une conception pathologisante de l’homosexualité et soutient la possibilité d’une modification de l’orientation par le traitement psychanalytique.
Ces théories ont exercé une influence durable sur les débats professionnels. Elles reposaient cependant sur des présupposés développementaux et des observations cliniques qui ne permettaient pas d’établir que l’homosexualité constituait un trouble, ni que les configurations familiales avancées en étaient la cause.
L’un des problèmes méthodologiques majeurs de ce type de recherche est le recours à des personnes déjà venues consulter pour des difficultés psychiques. Étudier des patients homosexuels en demande de traitement ne permet pas de conclure que l’homosexualité elle-même explique leur souffrance.
Il faut éviter d’attribuer à l’ensemble des psychanalystes les positions de Bieber et Socarides ; leur influence fut certes importante, mais elle suscita des oppositions, y compris et notamment au sein du mouvement psychanalytique.
Le poids des normes sociales dans les théories psychiques
Ces conceptions ne peuvent être séparées du contexte historique dans lequel elles se sont développées. Dans les sociétés occidentales de l’après-guerre, l’hétérosexualité conjugale, la répartition traditionnelle des rôles sexués et la famille nucléaire occupent une place normative importante.
Lorsqu’une théorie psychique prend implicitement l’hétérosexualité pour aboutissement attendu du développement, elle risque de décrire toute autre trajectoire comme une fixation, une défense ou un échec.
Le problème ne réside donc pas seulement dans telle ou telle hypothèse clinique, mais aussi le cadre à partir duquel les observations sont interprétées : que considère-t-on comme une évolution souhaitable, et sur quels critères décide-t-on qu’une différence constitue un trouble ?
Les travaux historiques sur la psychanalyse et l’homosexualité soulignent précisément les interactions entre théories psychiques, contexte culturel et positions politiques.
Evelyn Hooker : un tournant dans l’étude scientifique de l’homosexualité
En 1957, la psychologue américaine Evelyn Hooker publie une étude qui contribue à remettre en cause l’idée selon laquelle les hommes homosexuels seraient, du fait de leur orientation, psychologiquement moins bien adaptés que les hommes hétérosexuels.
Son travail, "The Adjustment of the Male Overt Homosexual", compare les résultats de tests psychologiques réalisés auprès de 30 hommes homosexuels et de 30 hommes hétérosexuels. Les évaluations sont effectuées par des experts qui ne connaissent pas l’orientation sexuelle des participants ; et les évaluateurs ne parviennent pas à distinguer les deux groupes de manière fiable à partir des protocoles étudiés. Les résultats ne soutiennent donc pas l’hypothèse d’une inadaptation psychologique intrinsèque aux hommes homosexuels.
Cette étude a une importance historique majeure. Elle ne démontre pas que toutes les personnes homosexuelles sont dépourvues de difficultés psychiques, du moins pas plus qu’elle ne le démontrerait pour les personnes hétérosexuelles, mais elle remet en cause l’idée que l’orientation homosexuelle constitue, à elle seule, un indicateur de psychopathologie.
Sa portée doit être appréciée avec précision : l’échantillon était relativement réduit, et l’étude utilisait des méthodes d’évaluation propres à son époque. Son intérêt tient surtout au fait qu’elle ne recrutait pas exclusivement des patients déjà pris en charge pour des difficultés psychologiques.
Le travail de Hooker participe ainsi à un changement de paradigme. Il contribue à déplacer la question : au lieu de chercher systématiquement ce qui serait pathologique chez les personnes homosexuelles, il devient nécessaire d’examiner les fondements scientifiques de cette présomption.
1973 et 1990 : l’homosexualité sort des classifications psychiatriques
Les évolutions scientifiques ne suffisent pas, à elles seules, à expliquer les changements institutionnels : les mobilisations des personnes homosexuelles et de leurs alliés ont joué un rôle décisif.
1973 : la décision de l’Association américaine de psychiatrie
Le 15 décembre 1973, l’American Psychiatric Association (APA) décide de retirer l’homosexualité, en tant que catégorie générale, de la liste des troubles mentaux du DSM-II, son manuel diagnostique.
Cette décision fait suite à plusieurs années de controverses scientifiques, de débats internes et de mobilisations militantes ; des personnes homosexuelles et des militants interviennent dans les espaces professionnels, contestent les classifications existantes, et dénoncent les conséquences de la psychiatrisation.
L’étude d’Evelyn Hooker constitue également un jalon important dans cette histoire, mais elle n’en est pas l’unique cause. Les recherches empiriques, les critiques des méthodes diagnostiques et l’action politique ont contribué ensemble à faire évoluer les positions institutionnelles.
La dépathologisation n’est toutefois pas achevée en un seul vote, puisque des catégories diagnostiques associées à la souffrance éprouvée à l’égard de son orientation sexuelle ont subsisté sous différentes formes jusqu’en 1987.
En 1975 l’APA soutient à son tour la décision de 1973, et appelle les professionnels de la santé mentale à contribuer à la suppression du stigmate associé à l’homosexualité.
1990 : l’Organisation mondiale de la santé
Le 17 mai 1990, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) retire l’homosexualité de la classification internationale des maladies mentales ; cette date devient par la suite un symbole majeur des mobilisations contre l’homophobie et la transphobie.
Il est important de distinguer les deux étapes : la décision américaine de 1973 et celle de l’OMS en 1990 relèvent de classifications différentes, d’institutions différentes et de calendriers distincts.
La dépathologisation ne signifie pas que les personnes homosexuelles ne peuvent jamais souffrir psychiquement, mais que leur orientation sexuelle ne constitue pas, en elle-même, une maladie mentale. C'est bien peu, et pourtant cela permet un changement de regard sur la question sexuelle.
En France : une histoire juridique et sociale distincte
L’évolution des idées médicales et psychanalytiques ne peut être comprise indépendamment de l’histoire des droits. Ainsi la France a connu une première rupture juridique importante en 1791, lorsque le Code Pénal Révolutionnaire a cessé de réprimer les relations homosexuelles consenties entre adultes en tant que telles. Cette situation n’a pourtant pas empêché le retour de dispositions discriminatoires au XXe siècle.
Le 6 août 1942 sous le régime de Vichy, une disposition introduit une différence d’âge de consentement entre les relations homosexuelles et hétérosexuelles. Cette discrimination est maintenue après la guerre et n'est abrogée que par la loi du 4 août 1982 : cette date marque une étape décisive dans la fin de la répression pénale spécifique des relations homosexuelles en France.
Ces changements juridiques ne doivent pas être confondus avec la dépathologisation psychiatrique internationale, intervenue selon un autre calendrier. Ils ne signifient pas non plus que les discriminations sociales ont disparu...
Les années 1970 sont également marquées par l’émergence de mouvements militants qui contestent la répression et la psychiatrisation. Le Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (FHAR), fondé en 1971, participe à cette remise en question. En 1972 Guy Hocquenghem publie "Le Désir homosexuel", ouvrage critique qui interroge notamment les discours normatifs sur la sexualité. Dans les décennies suivantes, les mobilisations autour du VIH/sida, notamment celles portées par AIDES et Act Up-Paris, rendent plus visibles les conséquences des discriminations et des inégalités de traitement.
L’histoire française nous a ainsi montré que la reconnaissance de l’homosexualité comme une variation de la sexualité humaine n’est pas seulement le résultat d’un progrès scientifique linéaire, mais s’inscrit aussi dans des transformations juridiques, culturelles et politiques portées par les personnes concernées.
La psychanalyse contemporaine : que reste-t-il de cet héritage ?
Il serait inexact d’affirmer que la psychanalyse a toujours été hostile à l’homosexualité ; il serait tout aussi inexact de prétendre qu’elle s’en est toujours tenue à une position non pathologisante.
Son histoire est traversée de tensions : certaines théories ont cherché à expliquer l’homosexualité comme un développement déficient, tandis que d’autres ont contribué à remettre en question les frontières rigides entre normalité et pathologie.
Les travaux contemporains invitent notamment à interroger les présupposés qui ont parfois été intégrés aux modèles psychanalytiques : l’idée qu’une famille devrait nécessairement reposer sur une complémentarité sexuée déterminée ("Un papa, une maman"), que l’hétérosexualité serait l’aboutissement naturel du développement, ou que l’orientation sexuelle permettrait, à elle seule, de déduire une organisation psychique.
Une orientation sexuelle ne suffit pas à établir un diagnostic, elle ne permet pas davantage de conclure à une immaturité, à un conflit psychique particulier ou à un échec identificatoire.
Cela n’interdit nullement d’explorer, dans une démarche analytique, l’histoire affective d’une personne, ses relations, ses identifications, ses conflits ou son rapport au désir. Ces dimensions peuvent être travaillées lorsqu’elles font sens pour la personne elle-même, sans présumer que son homosexualité constitue le problème à résoudre.
Il faut également reconnaître que les préjugés peuvent persister dans les pratiques, même après l’évolution des classifications officielles. La dépathologisation institutionnelle ne garantit malheureusement pas automatiquement l’absence de biais chez les professionnels...
Une psychanalyse attentive à son propre héritage doit donc être capable d’interroger ses concepts, ses interprétations et ses normes implicites. Elle doit aussi distinguer la souffrance liée à une situation personnelle, de celle qui peut être provoquée ou aggravée par le rejet, la discrimination et la stigmatisation.
Les thérapies de conversion : un enjeu toujours actuel
L’histoire de la pathologisation de l’homosexualité a des conséquences concrètes. Parmi elles figurent les tentatives visant à modifier l’orientation sexuelle d’une personne pour la faire correspondre à une norme hétérosexuelle. Ces pratiques, souvent désignées sous le terme de "thérapies de conversion", peuvent prendre des formes diverses, notamment psychothérapeutiques, religieuses ou pseudo-médicales.
L’APA a conclut que les données scientifiques ne permettent pas de soutenir l’efficacité des interventions visant à modifier l’orientation sexuelle ; les recherches font également état de risques de préjudices psychologiques. Les professionnels sont encouragés à privilégier des approches respectueuses de la personne, de ses droits et de son autonomie.
En France, la loi du 31 janvier 2022 interdit les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne lorsqu’ils entraînent les conséquences prévues par la loi.
Le principe est essentiel : une prise en charge psychologique peut accompagner une personne qui souffre, qui questionne son identité ou qui rencontre des difficultés relationnelles. Elle ne doit pas faire de la conformité à une orientation sexuelle donnée son objectif thérapeutique.
Conclusion : interroger les normes plutôt que pathologiser les différences
L’histoire de la psychanalyse et de l’homosexualité est une démonstration du fait que les théories psychiques ne se développent jamais entièrement à l’écart de leur contexte historique.
Freud a contribué à remettre en question certaines conceptions médicales de son époque, tout en conservant des hypothèses développementales aujourd’hui discutées. Plusieurs psychanalystes de l’après-guerre ont, au contraire, défendu des modèles pathologisants. Les recherches d’Evelyn Hooker, les évolutions des classifications psychiatriques et les mobilisations militantes ont ensuite contribué à transformer profondément le regard porté sur l’homosexualité.
Cette histoire n’est ni celle d’un progrès automatique, ni celle d’une discipline homogène... Elle montre plutôt combien une théorie peut être influencée par les normes culturelles qu’elle prétend parfois expliquer scientifiquement.
Aujourd’hui l’orientation homosexuelle n’est, fort heureuseement, plus considérée comme un trouble mental. Elle ne constitue pas, en elle-même, un symptôme, une pathologie ou la preuve d’un développement psychique défaillant.
Pour la psychanalyse contemporaine, l’enjeu est donc aussi de reconnaître les limites de ses propres modèles, de distinguer les hypothèses théoriques des connaissances établies, et de ne pas transformer une différence en problème clinique par le seul effet d’une norme sociale.
L'important restera toujours d'accueillir chaque personne dans la singularité de son désir, de son histoire et de ses relations, sans faire de son orientation sexuelle un diagnostic.
Références bibliographiques et ressources pour aller plus loin
Textes fondateurs et histoire de la psychanalyse
Freud, S. (1905). "Trois essais sur la théorie sexuelle". Ouvrage remanié à plusieurs reprises dans les éditions ultérieures.
Freud, S. (1935). "Lettre à la mère d’un homme homosexuel", 9 avril 1935. Texte original conservé par le Freud Museum de Londres. Voir l'original.
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Lang, B. et Sutton, K. (2016). "The Queer Cases of Psychoanalysis: Rethinking the Scientific Study of Homosexuality, 1890s–1920s". German History, 34(3), 419–444. DOI : 10.1093/gerhis/ghw038.
Recherches scientifiques et dépathologisation
Hooker, E. (1957). "The Adjustment of the Male Overt Homosexual". Journal of Projective Techniques, 21(1), 18–31. DOI : 10.1080/08853126.1957.10380742.
Drescher, J. (2015). "Out of DSM: Depathologizing Homosexuality". Behavioral Sciences, 5(4), 565–575. DOI : 10.3390/bs5040565. Article disponible en accès libre : PubMed Central.
Spitzer, R. L. (1981). "The Diagnostic Status of Homosexuality in DSM-III: A Reformulation of the Issues". American Journal of Psychiatry, 138(2), 210–215. DOI : 10.1176/ajp.138.2.210.
Sources institutionnelles
American Psychiatric Association. Ressources historiques sur la dépathologisation de l’homosexualité et l’évolution du DSM. Historique du DSM et de l’homosexualité.
American Psychological Association. Ressources sur les interventions visant à modifier l’orientation sexuelle et leurs conséquences. Consulter les ressources institutionnelles.
France, loi n° 82-683 du 4 août 1982, abrogeant la disposition discriminatoire du Code pénal. Légifrance.
Sénat. Rapport parlementaire sur la reconnaissance et la réparation des discriminations pénales liées à l’homosexualité. Consulter le rapport.
France, loi n° 2022-92 du 31 janvier 2022 interdisant les pratiques visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Légifrance.



