Le 8 mars : les droits des femmes sont là… mais s’en sentir autorisée ? Pas toujours.
- il y a 2 jours
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Aujourd’hui c’est la Journée internationale des droits des femmes.
Cette journée existe pour rappeler que les droits des femmes ont été obtenus au fil de luttes, parfois très longues, et ils restent encore aujourd’hui fragiles dans de nombreux endroits du monde.
Mais dans mon cabinet c'est une autre réalité qui m'apparaît souvent, car avoir des droits ne signifie pas toujours se sentir libre de les exercer.
Certaines femmes ont le droit de dire non… mais se sentent immédiatement coupables de le faire.
Le droit de prendre leur place… mais ont peur d’être jugées trop exigeantes, trop dures, trop ambitieuses.
Le droit de choisir leur vie… mais continuent à porter une responsabilité silencieuse envers les attentes des autres.
Parce que le psychisme ne se construit pas vraiment à partir des lois ou des droits, mais dans l’éducation, les modèles transmis, les loyautés familiales, les messages parfois implicites sur ce qu’une femme « doit » être : attentive, conciliante, disponible, capable de penser aux autres avant de penser à elle.
Ces messages sont souvent inconscients, ils s'inscrivent généralement très tôt et vont devenir une voix intérieure : une exigence, une culpabilité, une difficulté à s’autoriser qui ne nous quitte jamais.
En psychanalyse le travail consiste souvent à reconnaître ces loyautés, à comprendre d’où elles viennent… et peu à peu trouver sa propre place à l’intérieur de tout cela.
Les droits ouvrent des possibilités, mais c'est le travail intérieur qui va permettre de se sentir réellement autorisée à les vivre.
Je trouve ce sujet vaste et passionnant car il appartient autant à l'histoire individuelle qu'à celle de notre société contemporaine.

